Sourcing
Tokyo, au cœur du marché du luxe d'occasion
Jade DARDAR · 8 min
Récit d'un voyage à Shibuya et Aoyama. Entre rigueur, respect et collections privées, découvrez comment nous choisissons nos pièces.
Tokyo est la capitale mondiale du luxe de seconde main. Pas en volume — Paris reste le plus grand marché — mais en qualité, en rigueur, en respect des objets. Chaque voyage que nous y faisons est une école de patience.
Une culture du soin
Au Japon, prendre soin d'un objet relève d'une éthique. Les sacs sont conservés dans leurs dustbags d'origine, leurs boîtes archivées, leurs cartes d'authenticité préservées. On les sort rarement les jours de pluie. On les fait inspecter chaque année. La patine se fait avec une lenteur qui force le respect.
Un objet bien traité raconte plus que mille mots. C'est ce que nous cherchons.
Shibuya, Aoyama, Daikanyama
Trois quartiers, trois adresses. Nous travaillons avec une poignée de revendeurs choisis pour leur sérieux : ils ne nous montrent que ce qui passe leur propre contrôle, et nous n'achetons que ce que nous nous offririons à nous-même. Le tri est sévère.
- Sélection sur 6 à 12 pièces par adresse, sur plusieurs heures
- Vérification des numéros de série, hologrammes, gravures
- Photos haute résolution de chaque détail (coutures, accastillage, doublure)
- Négociation au cas par cas
- Authentification Entrupy systématique avant import
Le rythme
Six voyages par an, trois semaines de sélection à chaque arrivage. Pas de précipitation. Si une pièce nous fait douter, elle ne franchit pas la porte. C'est notre seule règle.